Case Study House #20 par C. Buff, C. Straub, D. Hensman

Les options constructives

  • Dans cette villa, les architectes utilisent une structure en bois. Ils conservent malgré tout l’idée commune à tout les Case Study Houses de cette période qui consiste à utiliser des éléments préfabriqués en usine.
  • L’élément structurel de base de cette maison consiste en des poutres-échelles (box-beam…) légères en contre-plaqué. Ces poutres sont recouvertes de panneaux étanches constitués eux-même à base de plaques de contre-plaqué. Ils utilisent également pour recouvrir les parties communes des panneaux incurvés. Ces panneaux sont totalement préfabriqués en usine… Les architectes s’exprimeront à propos de l’utilisation de ces voûtes “ They are an important visual aspect, but the beauty of the spaces does not depend upon them. They add the richness of curved space, and the sensuous satisfaction of curved volumes, but what was more pleasing were the vistas from every point. As in the piazza system of European cityspaces, you move around a bend and the spaces are revealed. You wander hrough space. ”
  • Les panneaux et les voûtes furent amenés et assemblés sur le site. Le montage de l’ensemble des “ panneaux-voûtes ” de la zone centrale de la maison nécessitera une heure et demie…
  • Cette manière non conventionnelle et légère de construire, a rendu difficile l’obtention des différents permis nécessaires à la construction. Les services sont très septiques quant à la viabilité du projet et exigent des tests sur prototypes…
  • Ces raisons ainsi que d’autres liées à l’échelle n’ont pas véritablement permis de réaliser de substantielles économies par rapport à une construction traditionnelle, même si la villa a été partiellement industrialisée… Ceci est généralement le cas dans toutes démarches expérimentales.
  • Un autre point qu’il est intéressant de noter est que la construction de la villa n’a nécessité aucun engin de levage, grue etc…
  • “The character of the space was very precise, and there no overhangs. Overhangs were omitted because of the numerous trees on the property and adjoining lots, while the preciseness is a consequence of the engineered house ”. (Straub)

Schéma 1 :

  • Le plan s’organise autour de salles communes : living, cuisine, salle à manger formelle et informelle.
  • Une première extension comprend les chambres des enfants, une deuxième celle des parents. Enfin, une troisième extension plus isolée comprend un bureau. – Toutes les pièces principales ouvrent sur des cours ou des terrasses extérieures.
  • L’espace de cette villa se compose en bandes parallèles marquant des continuités. Au centre, une bande de vie est entourée de par et d’autre de deux bandes de circulations. Les autres espaces sont distribués de manière séquentielle autour de ces deux bandes.
  • La structure est composée d’une trame de poutres échelles espacées de huit pieds. Elle s’organise perpendiculairement à la distribution horizontale de la villa décrite plus haut. La structure est préexistante au bâtiment. Elle existe partout dans le carré ou s’inscrit la villa. Elle vient se glisser entre les nombreux grands arbres que compte le terrain. Le périmètre de clôture, les opacités et translucidités venant ensuite s’incrire librement dans cette trame…
  • La maison est limitée sur trois côtés : Nord, Sud et Est par de grandes opacités continues. (En fait, elle est totalement opaque du côté nord et Est avec quelques ouvertures côté Sud). Elle est donc complètement orientée sur des espaces protégés : le patio et le jardin.
  • Les architectes ont traité cette villa de cette manière en pensant que tôt ou tard les terrains adjacents seraient occupés par d’autres villas. Il s’agit donc de traiter une mitoyenneté “ par avance ”…
  • L’emplacement des poteaux est déterminé par la rencontre de la première trame (Est-Ouest) qui est la trame de fonctionnement avec la deuxième (Nord-Sud) qui est la trame structurelle.
  • Le jeu des opacités, transparences, translucidités vient ensuite, libéré de toutes contraintes fonctionnelles ou structurelles, délimiter les espaces, emprisonnant des vides ou laissant libres des espaces extérieurs.

Schéma 2 :

  • Le schéma 2 illustre la séquence spatiale Est-Ouest de la bande de vie centrale. Quand on la traverse dans sa longueur on connaît un parcours très varié.
  • Du jardin arrière de la maison, qui la sépare de la rue on passe dans espace couvert mais extérieur qui permet de garer les voitures.
  • On franchit ensuite un écran opaque, tout en passant d’un espace couvert non clos (le porche) à un espace découvert clos (le patio). Cette situation est récurrente dans les Case Study Houses : l’entrée symbolique et spatiale de la maison correspond en fait à une sortie vers un espace extérieur. On bascule ainsi d’un espace couvert et non clos, vers un espace découvert et clos, refermé vers l’intérieur de la maison. Les entrées physiques et symboliques sont dissociées.
  • En continuant notre parcours, on entre enfin physiquement dans la maison en glissant vers un espace couvert et clos. Cette espace, symétrique du patio mais couvert se situe dans sa continuité. Il correspond à la salle à manger. Cet espace est séparé du suivant par un filtre textile, translucide. Il y a donc bien deux espaces distincts mais la translucidité du filtre leur confèrent une certaine porosité.
  • On continu notre parcours par un autre espace couvert et clos mais résolument ouvert sur l’extérieur qui est le séjour.
  • Enfin dans un dernier temps on passe dans un espace extérieur et couvert : la terrasse; puis découvert, le jardin.

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